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Convictions > la conquête du divin

Voyager
en musique

est une expérience
palpable
autant qu’une réalité
immatérielle

ppfff propose la conquête de l'espace : la valeur de nos réalisations se situe dans l'invisible, l'impalpable  ; très précisément dans l'espace qui sépare l'objet émetteur - l'enceinte acoustique, dernier maillon de la ligne émettrice - de l'auditeur : Vous. « Chacun » de vous.

ppfff ouvre les fenêtres sur les musiques, vous place devant la scène, dessus parfois, pourquoi pas.

ppfff sculpte l'espace, un espace-création jamais figé, envahi et possédé par tous.

ppfff vous transpose dans la sphère privée des musiciens.

L'espace ppfff n'est plus une distance sombre et muette, il devient le territoire orographique spontané de la perception humaine, implication plénière des sens, ni détour ni obstacle, ouverts à la vibration originelle émancipée de toute recomposition ou réinterprétation erronée.

C'est dans ce vide, dans cette irréalité, que doivent s'exercer notre exigence, notre savoir-faire, notre ferveur, un art sans objet puisque l'objet sonore est virtuel...

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Genèse > le constat d’un manque

La naissance
de ppfff a lieu
dans un
auditorium

C'est là que nous, techniciens ou ingénieurs chevronnés pour certains, oreilles impitoyables pour d'autres, tous mélomanes obsessionnels, nous rencontrons, animés d'une même flamme, d'une même curiosité, dans ce temple paradoxal où la vocation au nirvana butte sur la triste réalité des faits : les géants réputés ou moult petits créateurs à forte valeur ajoutée de la hifi ne tiennent pas ou pas très bien les promesses de la félicité musicale ; avec le constat que la grande sacrifiée de cette foire aux vanités n'est rien moins que la Musique.

Aussi, à force de pousser des « ppfff » exaspérés, nous décidons un jour, forts de nos expériences diverses, de réunir nos savoir-faire en énergie créatrice dédiée à la musique, motivés par le maître des lieux qui nous conduit à magnifier ce qu'il nous estime capables d'accomplir pour nous connaître et nous pratiquer depuis dix ans, voire plus.

C'est lui qui nous soufflera l'idée du nom ppfff, à la fois soupir de dérision ou d'exaspération, justifié par les symboles de l'écriture musicale désignant les variations du pianissimo jusqu'au fortississimo...

Dans le même ordre d'idées, nous avons choisi de ne pas exhiber nos « produits ».

« Parce qu'ils sont vilains », ironiseront les esprits chagrins.

Mais non...

L'appréciation « beau » ou « moche » ou « bof », il appartiendra à chacun d'en juger pour lui, sa famille, ses proches ; nous ne saurions en décider pour vous. Avec sincérité, comme un artiste livre son art à l'appréciation du public, nous avons oeuvré pour donner de l'élégance aux dimensions et formes que l'intransigeance mélomane exige, sans qu'elle grève le prix de la passion, c'est tout ce que nous pouvons dire à ce sujet.

«Ne pas exhiber » signifie : ne pas exposer les entrailles, ni expliciter les arcanes, ni arborer les détails magnifiés comme une nécessaire esthétique technique.

Ce qui différencie nos objets se passe à l'intérieur.

Or, la magie n'est pas montrable ; elle opère quand l'outil s'oublie au profit de la fougue féconde des musiciens, complicité ou intériorité, prosodie ou balancement, fantaisie ou gravité spirituelle, hauteur d'âme ou futilité, tout ce qui unit les compositeurs, virtuoses, directeurs artistiques, techniciens et ingénieurs du son aux auditeurs. Vous. Nous.

Nos objets n'existent que pour mieux disparaître au moment de délivrer la musique.